Wilma Rudolph, l’inspiration d’une génération

wilma.jpgWilma Rudolph a inspiré une génération complète de jeunes femmes afro-américaine de par sa détermination et ses exploits. Une athlète dont, malheureusement, nous n’entendons pas suffisamment parler. Issu d’une famille de vingt enfants. Elle connait une enfance marquée par les maladies : double pneumonies, scarlatine et poliomyélite qui auraient dû lui priver l’usage normal de sa jambe gauche. À l’époque, les Américains s’avouaient ouvertement racistes. Ce qui limitait l’accès aux soins pour l’ensemble des noirs aux États-Unis. Ainsi donc, la famille Rudolph n’avait pas la bonne couleur de peau pour que Wilma se fasse soigner à l’hôpital de sa ville natale. Donc, les parents de la jeune Wilma devaient se farcir le chemin jusqu’à l’hôpital de Nashville pour qu’elle se fasse soigner! Fort heureusement, avec la détermination et les bons soins de ses nombreux frères et sœurs, elle a survécu et elle est devenue l’athlète que l’on connait aujourd’hui.

Wilma Rudolph était une sprinteuse olympique. Durant les Olympiques de Rome, elle remporte trois médailles d’or. La première au 100 mètres, la deuxième au 200 mètres et la dernière au relais 4 x 100 mètres. Faisant d’elle la première femme américaine triple médaillé d’or de l’histoire des Jeux. Durant ces mêmes olympiades, Wilma a établi deux nouveaux records du monde. Un au 100 mètres avec un temps 11 s 3 en demi-finale. Puis un autre au relais 4×100 mètres avec un temps de 44 s 4 en demi-finale. Il est à noter que la sprinteuse à réussi à descendre sa marque à 11 s lors de la finale de 100 mètres, mais la marque n’aurait pas été homologuée puisque que le vent lui aurait apporté un avantage notoire. wilma run.jpg

Après sa performance à Rome, Wilma oblige le gouverneur du Tennessee, un ségrégationniste modéré, à organiser un évènement ouvert à tous, quelles que soient les origines, pour célébrer ses victoires. Constituant, à mes yeux une autre forme de victoire. Elle met un terme à sa carrière en 1962 pour s’occuper de ses enfants et pour enseigner l’athlétisme.

En 1977, elle publie son autobiographie intitulée Wilma. Son deviendra un film quelques années plus tard. Pour finalement, être intronisé au temple de la renommée de l’athlétisme en 1980. Wilma s’éteint à la suite d’un cancer du cerveau en 1994 à l’âge de 54 ans.

 

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